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Luke, petit génie
de la tradition dépoussiérée
Le petit Luke, pas
vraiment besoin de lui souhaiter la chance, les dieux de la musique, il
y a une dizaine d'années, se sont déjà penchés sur son berceau. On entend
bien qu'il ne peut y avoir que la voix de son âge, et parfois même avec
cette tonalité de fausset immature que l'on
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retrouve assez souvent dans
la variété malgache quand elle pousse dans les aigus, mais son sens du rythme,
dans les styles les plus divergents que le rap ou le "hira gasy",
et le côté "pro" avec lequel il aborde
sa très jeune carrière sont bien les signes qu'il veut aller loin
et qu'il y arrivera. Avec le jeune Luke, on reste aussi stupéfait par la facilité déconcertante et
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la faculté d'adaptation avec lesquelles il s'engage dans la grande
tradition vocale malgache, mais dépoussiérée par l'orchestration, le tout
bien servi par une instrumentation de grands et des arrangements qui sont
d'une réelle qualité. Il faut bien que Luke mue et mûrisse, se bonifie avec le temps, ce qui
ne devrait pas être une grosse difficulté quand on dispose, si jeune,
d'un talent inné et que, surtout, on est, comme lui, fermement décidé
à le travailler.
Christian Chadefaux
Rédacteur en chef du quotidien
"Les Nouvelles"
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